Condamné à l'esclavage de cette sangsus !
Si un jour vous la croiser, mon dieu !
N'essayer pas de lutter inutilement
Rien ne sert enfin de la regarder
Au risque de vous faire aussi emporter
Par ce plus cruel et vil sentiment
L'avarice, antre des pleurs odieux
Prête à bondir, à jaillir de son volcan
Et brûler les branches de nos élans
Tous ces vains espoirs auxquels je mens
Elle m'envahit, la retenir serait dément
Il résonnera jusqu'au fond de votre lit
Dans les moments les plus interdits
A jamais, elle aura votre vie pourrit
Car la colère jamais, jamais ne s'oublie
.............................Gourmandise:
Désir salé, sur ma langue tu viens te poser
Attisant toutes mes envies les plus osées
Mêlant arômes et saveurs qui arrosés
S'ouvrent comme des fleurs au soleil exposées
J'enfle, gonfle et crie à en être essoufflé
Il éclate et se vide comme époustouflé
Car loin de ma triste raison je suis allé
Guidé par cette gourmandise inégalée
Le rythme s'accélère. Enfin, c'est affreux !
Les corps reprennent leur danse. Venez nombreux !
Plus d'hésitation ! il faut que tous s'immergent
Plongent au fond du plaisir et allument un cierge
Attachés, liés et dévoués, tel est leur v½u
D'aller ainsi violemment au plus profond d'eux.
Hommes et femmes sans limites, sans sortilèges
Goûtent la luxure que rien ne protège.
.............................L'orgueil:
La lumière qui brille dans ses yeux
Vous livre aux soupires du dément
Traînant vos pieds à en pleurer
Elle vous regarde vous agenouiller
Humilier au-delà du pire tourment
Vos larmes implorant tous les Dieux
Ne peuvent lutter longtemps ainsi
Car l'orgueil, dans la douleur ressurgit
La paresse à l'aube de ses plus belles envies
Vient chercher le sang souillé de sa vie
Et s'emparer du dernier espoir ahuri
Ancré tel une enclume au fond de son lit
.............................L'envie :
Marchant seul sur les ruines de ma vie
Je la regarde, à genoux, elle me supplie
Elle se livre tel un grimoire de magie
Dévoilant ses secrets, ses douces folies
Je ne sais si je dois accepter ce marché
Prisonnier de l'enfer et vivre caché
Désireux d'en finir avec cette vie gâchée
Par tant de déceptions, de rêves arrachés
Non, je ne puis m'avouer ainsi vaincu
Condamné à l'esclavage de cette sangsue
Et vivre toujours à corps perdu
De l'envie d'avoir toujours plus

